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L'Editorial

Le CNA, quelle aventure !

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A la décharge de tous ceux qui n'y croyaient pas, qui, il y a 12 ans, aurait pu imaginer ce que le CNA allait devenir ?

Et de fait... Qu'est ce que le CNA est devenu ? Un réseau d'opérateurs culturels ? Un distributeur de films ? Une association internationale d'exploitants cinématographiques ? Un outil de sensibilisation ? Un outil culturel ?

Chacun aura sa réponse, plus ou moins juste et précise, mais ce qui est clair, c'est que les cinémas ambulants sont comme des médecins urgentistes au chevet d'un malade dont « le pronostic vital est engagé ».

Pour le maintenir vivant, il faut en urgence faire que les enfants, les adolescents, leurs parents voient les images sur un grand écran, avec du bon son, avec des films qui donnent à rêver et à penser, à distraire, à scandaliser, des films qui donnent envie de se battre, qui rendent meilleurs, plus forts, des œuvres qui soient proches de leur public et qui l'élèvent, dans tous les sens du terme.

Si des générations entières ne voient plus d'images sur grand écran, le cinéma s'effacera de la mémoire du public. Cela voudra dire qu'il aura disparu d'une manière tragique parce que cette disparition était évitable.

Le cinéma ambulant permet aujourd'hui, sur des modèles plus ou moins proches de celui du CNA, d'entretenir cette mémoire... Ce n'est pas idéal, ce n'est pas parfait. Un film sera toujours mieux dans une bonne salle confortable, mais qui a assisté à une projection en plein air a pu remarquer qu'à la fin du film, la salle se vide... Et l'ambiance à ce moment-là est la même, qu'on soit en pleine brousse à 30km de Natitingou au Nord du Bénin, ou à la sortie d'une salle d'un centre-ville européen.

J'aime imaginer que ce moment magique que tout le monde connaît ou peut vivre prouve que les cinémas ambulants sont bien de vraies salles de cinéma.

Dans sa dimension foraine, grâce à sa légèreté, il est le début d'une des solutions que les professionnels et les pouvoirs publics doivent mettre en œuvre pour que le cinéma vive et pour que de vraies salles, avec du public et une programmation de qualité, existent.

Par Christian Lambert, co-fondateur du CNA

 

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